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Dix raisons de croire que Guingamp va remporter la Coupe de la Ligue.

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« Oui, bonjour, ce serait pour publier un article. » Et non, nous n’avons pas oublié l’existence de ce site créé afin d’y publier nos inspirations sous une forme autre que celle que vous pouvez connaître sur les réseaux sociaux. Il faut dire que nous n’avons plus rien publié depuis le renvoi d’Antoine Kombouaré, certainement bridés par les performances d’un club qui trouvait le moyen d’être plus inspiré que nous dans la blague à moyen terme. L’écart d’humeur risque d’ailleurs de choquer ceux qui ne suivent pas notre saison – et comment leur en vouloir ? – car nous vous donnons aujourd’hui les raisons de croire que Guingamp va gagner la Coupe de la Ligue 2019. Videz le livret A, installez l’application Betclic, et prévenez la daronne que vous allez la mettre à l’abri !

RAISON I – On s’y connait en finales.

C’est la plus évidente des raisons : l’En Avant de Guingamp a su montrer dans son histoire, à l’exception de la finale 97 que l’on fait le choix d’ignorer en raison d’une douleur encore aujourd’hui trop vive, qu’il était un expert dans le domaine des finales. Déjà face à Volvo… Volgodra… au Rotor, en Coupe Interto. Ensuite, et ça vous vous en souvenez sûrement, face au Stade Rennais Football Club, qui a réussi l’immense exploit d’être le dernier club à avoir perdu en finale contre une équipe de Ligue 2, mais aussi de faire un non-match total face à une équipe fraîchement promue dans l’élite du football français. Merci, les gars ! Notre histoire, c’est la vôtre.

RAISON II – On jouera en blanc.

On ne sait pas si on est superstitieux à proprement parler, mais on ne va certainement pas s’amuser à titiller le karma. Et de voir s’attribuer le tirage d’équipe extérieure à l’occasion de cette finale, c’est un peu comme débuter le match à 1-0. On ne connait pas encore l’allure de cette tunique, mais le plus important est là : comme en 2009 et comme en 2014, Guingamp sera vêtu de blanc. On en profite pour relayer l’appel du KOP Rouge 93 pour que les supporters guingampais s’affutent de leur plus belle tenue virginale.

Le blanc, couleur officielle du bonheur depuis 2009.

RAISON III – Tout se passe trop bien pour Rennes et Brest.

C’est bien connu, l’En Avant prend un certain plaisir à assumer le rôle d’emmerdeur de service. Il aime cette narrative de petit poucet qui dérange, que ce soit à l’échelle régionale ou nationale. Et si une chose est certaine, c’est que les saisons de nos rivaux Rennais et Brestois se passent beaucoup trop bien pour qu’ils n’aillent pas chercher un petit quelque chose pour ternir leurs joies. Les rennais sont dans l’euphorie de ce qu’ils considèrent comme une épopée européenne extraordinaire et les brestois sont au bord de la montée. Et ceci doit cesser au plus vite. Alors, si Guingamp pouvait casser l’ambiance en allant chercher un nouveau trophée et voler la vedette, il n’y réfléchira pas à deux fois.

RAISON IV – On a Marc-Aurèle Caillard.

Même s’il ne sera probablement pas titulaire dans les cages, rotation de coupe oblige, il n’est pas exagéré, à la vue de nos qualifications dans cette compétition, d’imaginer notre Marco au bord de la touche à la 88ème minute de la rencontre. L’idée de lire la peur sur le visage des Strasbourgeois et de les voir les jambes tremblantes au moment de s’élancer pendant une éventuelle séance de tirs au but est, il faut l’avouer, aussi excitante qu’effrayante.

RAISON V – On est aux portes de la Ligue 2.

La victoire guingampaise contre Dijon, aussi bonne soit-elle pour le moral, ne change pas la réalité des choses. Guingamp a très chaud et sera certainement menacé d’une relégation vers la Ô combien terrible Domino’s Ligue 2 jusqu’aux ultimes instants de cette saison. Et, au fond, qu’est-ce qui serait plus guingampais que de descendre tout en allant chercher un trophée et une qualification européenne, honnêtement ?

RAISON VI – Parce que l’indice UEFA de la France a besoin de Guingamp.

Et on y vient, à l’Europe. Outre la performance rennaise, que notre mauvaise foi légendaire nous interdit de reconnaitre comme potentiellement impressionnante, celles des autres clubs français dans les diverses coupes d’Europe cette saison sont plus qu’inquiétantes. Mais n’ayez crainte, car le sauveur de l’indice sera bientôt là. Il semblerait qu’un rappel soit plus que nécessaire quant à la signification de « jouer une Coupe d’Europe » et c’est avec grand plaisir que l’En Avant s’attellera à la tâche, l’occasion venue.

RAISON VII – Parce qu’on veut voir Kerbrat soulever cette coupe.

Un article des Roud Boys sans mention de Christophe Kerbrat est-il véritablement un article des Roud Boys ? Non, pas vraiment. Même si, à notre grand désarroi, le Menhir de Roudourou a perdu son brassard au profit de Jérémy Sorbon, il semble assez impossible d’imaginer que cette Coupe de la Ligue puisse être soulevée par quelqu’un d’autre que le Tof’.

Photo réalisée sans trucages.

RAISON VIII – Pour agrandir le palmarès d’Antoine Kombouaré, il le mérite.

On ne sait pas si la règle qu’est celle qui s’applique aux joueurs s’applique également aux entraîneurs mais en se basant sur l’idée que c’est le cas, une victoire dans cette finale apporterait une ligne de plus au palmarès de notre Antoine adoré, ce qui ferait de lui l’entraîneur ayant gagné le plus de titres en s’étant fait virer. Un exploit qu’on ne saurait lui enlever, un peu comme la fois où il avait réalisé un très beau -2 au Bluegreen Pleneuf-Val-Andre.

RAISON IX – Une place s’est libérée dans nos cœurs.

L’idole est tombée, longue vie à l’idole. Quel déchirement que celui que l’on a vécu l’été dernier, au moment de découvrir que celui qui était notre héros, notre Jimbo, notre capitaine n’était qu’un vil personnage. Dans une tournure digne d’un mauvais épisode des Feux de l’Amour – pléonasme – , il a fallu se faire à l’idée que celui qu’on pensait représenter aux mieux nos valeurs était plus décisif dans les lits de toutes les michtos de France qu’il ne l’était dans les surfaces de réparation de notre bonne vieille Ligue 1 Conforama. Du coup, un trou réside en nous et il n’existerait pas meilleur remède qu’un nouveau trophée pour combler celui-ci.

Chacun ses objectifs de saison.

RAISON X – Et même si on perd…

Et si par un immense malheur, l’En Avant arrivait à ne pas s’imposer, ce qui ne serait pas tiré par les cheveux étant donné ce que l’on a pu voir cette saison, on préfère largement perdre cette finale face à un Strasbourg qu’on ne peut que respecter et dans lequel on se retrouve forcément quelques années en arrière que de contribuer à alimenter le palmarès de joueurs qui se contenteraient de balancer la coupe sur l’étagère au-dessus des WC chez mémé .

Que le meilleur gagne, en espérant qu’il s’agisse de l’En Avant de Guingamp !

Article ecrit par Franck

Adorateur de Moustapha Diallo.