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La foire aux bestiaux #1 : Antoine Kombouaré

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En attendant le retour sur les champs de patates de la Ligue 1, la foire aux bestiaux rythme la période estivale. Si certaines têtes ont été priées d’aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs, d’autres ont fait le chemin inverse, émoustillés à l’idée de venir humer le doux air costarmoricain. C’est le cas d’Antoine Kombouaré, qui a remplacé Jocelyn Gourvennec à la tête du cheptel guingampais. Comme on est sympa, on s’occupe des présentations.

Antoine Kombouaré est né le 16 novembre 1963 en Nouvelle-Calédonie, une île de 18.575 km2 (l’équivalent des Côtes d’Armor, du Morbihan et du Finistère réunis), peuplée par 268.767 « Kanaks » (15x la capacité du Roudourou) et située à quelques 17.000 bornes de France métropolitaine (soit 170x l’aller-retour Guingamp-Brest à vol d’oiseau). La Nouvelle-Calédonie est une véritable terre de sport : elle détient le record de victoires aux Jeux du Pacifique Sud (12 titres, soit 9 de plus que la Papouasie-Nouvelle-Guinée et les îles Fidji réunis) et a également offert à l’équipe de France un champion du monde : Christian Karembeu.

Kombouaré, le joueur

A 20 ans (le bel âge), Antoine Kombouaré décide pourtant de quitter son île natale pour rejoindre le FC Nantes. Sous les ordres de Coco Suaudeau, et avec pour coéquipiers Bossis, Der Zak, José Touré, Loïc Amisse et Vahid Halilhodžić (puis Deschamps, Desailly, Burruchaga et Patrice Garande), les Canaris terminent durant deux saisons consécutives à la place du con, derrière Bordeaux (1984-85) et le PSG (1985-86).

Après un bref passage au SC Toulon, il rejoint le PSG, où il entame enfin sa moisson de trophées : Coupe de France 1993, Championnat de France 1994 et doublé Coupe de France-Coupe de la Ligue en 1995. Mais il est surtout l’un des grands artisans du parcours parisien en Coupe de l’UEFA 1992-93, qualifiant son club en quarts puis en demies grâce à deux coups de têtes contre Anderlecht et le Real Madrid (ce qui lui vaut le surnom de casque d’or). Il termine ensuite sa carrière de joueur dans l’anonymat du FC Sion, d’Aberdeen et du RC Paris.

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On a retrouvé « Casque d’or ».

Kombouaré, l’entraîneur

Kombouaré décide de persévérer dans le monde du foot en tant que meneur de troupeau (malgré d’évidente qualités de golfeur). L’aventure commence avec la réserve du PSG, avant de se prolonger du côté de Strasbourg (alors en Ligue 1), où il assure le maintien la première année avant de se faire virer la seconde. Il rebondit du côté de Valenciennes, fraîchement promu en Ligue 2, qu’il mène jusqu’à l’élite dès la première saison. VA se maintient pendant trois saisons et pratique un jeu plutôt léché, ce qui vaut au petit Antoine de retourner au PSG en tant que big boss.

Il gagne la Coupe de France 2010 avant de se faire virer comme un malpropre l’année suivante, à la veille de Noël, après une victoire contre Saint-Etienne qui permet au PSG de finir champion d’automne. Forcément, Carlo Ancelotti, ça sonne mieux. Sur un coup de tête dont il a le secret, il quitte la France pour l’Arabie Saoudite et le grand Al-Hilal FC, histoire d’empocher un max de pognon de découvrir une autre culture. Pour les mêmes raisons, il signe au RC Lens et fait la connaissance du tandem Martel-Mammadov, plus grand duo de comiques français depuis Éric & Ramzy.

Cette fois, la plaisanterie a assez duré : Kombouaré débarque à Guingamp pour crever le boudin. Le Kanak est en terrain conquis. La preuve : il a déjà droit à sa propre chanson. Vous n’avez pas fini de l’entendre.



Article ecrit par Bastien

Diallo akbar.