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On en a gros

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En 2017, les semaines passent et se ressemblent malheureusement bien trop. Voilà maintenant qu’après de longs mois d’une nullité totale à l’extérieur, l’En Avant semble aussi avoir perdu la recette à domicile et glisse lentement mais sûrement au classement. La patience a ses limites et nous avons souhaité adresser un début de ras-de-bol sous forme de lettre à Antoine Kombouaré. La voici. *Tam Tam*

 

« Salut Antoine,

Comment vas-tu ? Nous ça va pas super pour plusieurs raisons. Je sais que tu ne nous l’as pas demandé mais on te le dit.

Premièrement, la maison Roud Boys n’est pas du genre à critiquer, ni du genre à être très sérieuse. Mais là, certaines choses commencent à nous paraître de plus en plus étranges. Pour commencer, on lit dans la presse tout au long de la semaine qui précède un match que les joueurs sont des guerriers, qu’il faut tout faire pour remporter le match à venir, alors nous, naïvement, on y croit. Et quand le jour « J » arrive, une heure avant le match, quand on découvre la composition de l’équipe, c’est la douche froide. Alors oui les joueurs sont des guerriers, mais si on les envoie pas sur le terrain dans de bonnes conditions, ça se complique et ça nous énerve. On s’attend à voir certains joueurs qui ont fait auparavant des rentrées ou des matchs intéressants, et toi tu oses nous remettre ceux qui sont en dessous du lot. Pourquoi ? Alors oui, tu dis que certains méritent plus leur place que d’autres, que certains s’entraînent mieux que d’autres durant la semaine, et que ces derniers méritent donc une place de titulaire. Alors pourquoi les meilleurs joueurs à l’entraînement ne sont pas tous titulaires le samedi soir ? Parce que oui cher Antoine, nous ne sommes pas 12.000 aux entraînements, mais il ne suffit pas d’y être nombreux pour y voir des choses.

À Guingamp, on critique rarement nos joueurs et les entraîneurs qui passent, parce que ça n’est pas dans nos valeurs. Mais quand on a l’impression que ces valeurs sont bafouées, que l’on se moque de nous, que l’on nous ment, forcément ça nous agace.

Deuxièmement, on n’est pas les seuls. Certes, des fois, chez Roud-Boys, on est un peu isolés dans un délire, et ça ne plaît pas à tout le monde… Ici, ce n’est pas le cas. Même si Twitter, Facebook (etc.) ne sont pas forcément des ressources sensationnelles, nous sommes une majorité à être d’accord te concernant. Alors oui, toi tu t’en moques de ce que l’on dit. Tu es au dessus avec ton argent et tes parcours de golf. Pour toi, l’EAG n’est qu’un passage. Pour nous, c’est tout le contraire.

Ce qu’il faut que tu assimiles, c’est que le triptyque « travail », « abnégation », « humilité » ne sont pas que des mots lâchés au petit bonheur la chance en conférence de presse pour faire « bien ». C’est le socle commun qui uni régulièrement 15000 personnes à Roudourou, c’est le socle commun qui uni 15000 Kalons, c’est le socle commun qui uni le boulanger, l’opticien, le chômeur, l’enfant, le sportif… bref une population de supporters. De ce que l’on constate depuis un an et demi, notre club est sur une pente descendante, voire savonneuse.

Oh bien sûr, des périodes de disette footballistique, l’EAG en a connues par le passé et en connaîtra sûrement dans le futur… Mais ce qu’il se dégage de toi, c’est le fait que malgré des résultats pauvres, tu ne veuilles pas t’ouvrir à des nouvelles voies. Être fidèle à son projet de jeu, à ses convictions est tout à ton honneur, mais reconnaître ses erreurs le serait tout autant… S’enfermer dans un 4-3-3 qui appauvrit la construction du jeu et déroute tes joueurs, s’enfermer dans des certitudes sur des hommes malheureusement à court de forme, en snober d’autres sans même leur concéder une réelle chance… c’est le sentiment que tu donnes, c’est une suffisance qui ne passe pas.

Notre patience a ses limites Antoine, et là, tu es très proche de celles-ci. Il va falloir corriger le tir tant que cela est encore possible. Jocelyn et Eric t’ont laissé une équipe en état de marche, il va falloir revoir tes stratégies, tes certitudes, tes discours et ton management. Tu t’es endormi au volant de ta voiturette de golf Antoine, de casque d’or, tu es devenu casque dort. Bertrand nous avait dit Kombouaré du champagne, on a tous l’impression d’avoir la tête sous un robinet de flotte dans des toilettes publiques. Réveille-toi ou fais tes valises, mais arrête de faire semblant, car une chose est sûre, si on commence à te lâcher toi, on ne lâchera ni les joueurs ni le club.

« On en a gros, Antoine. On en a gros. »

Article ecrit par Marie

No Schwartz, no party.