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Quoi d’neuf, Mathieu Scarpelli ?

NDLR : Cet article a été écrit et devait être publié AVANT le match contre Fréjus, ce qui n’a pas pu être le cas à cause de problèmes indépendants de notre volonté. On s’est fait hackés comme Claudio Beauvue.

Après une infidélité avec la Ligue 1 (Nancy) et une période d’abstinence (trêve internationale), la belle histoire d’amour entre EAG et la Coupe de France reprend ce mardi 4 avril, à Fréjus. Arrivé sur les bords du Trieux au lendemain de la finale de 2009, Mathieu Scarpelli a vécu l’ascenseur Ligue 2 / National sous les couleurs guingampaises avant de rejoindre l’Étoile Fréjus Saint-Raphaël. Le «Scarpellico» était donc l’occasion rêvée pour prendre de ses nouvelles.

Bonjour Mathieu. Pour commencer, peux-tu te présenter pour les plus jeunes d’entre nous ?
MS : J’ai signé à Guingamp en 2009. Le club venait de remporter la Coupe de France avec Victor Zvunka. On était qualifié pour l’Europa League, il y avait de grosses ambitions de montée en Ligue 1, mais la mayonnaise n’a pas pris. On a été relégué en National, on est bien reparti avec Jocelyn Gourvennec et on est remonté immédiatement en Ligue 2.

« Guingamp est un super club familial, les supporters sont exceptionnels. »

Quel souvenir gardes-tu de ton passage à Guingamp ?
MS : De toutes mes expériences, je ne garde que les bons souvenirs. Guingamp est un super club familial, les supporters sont exceptionnels, ils nous ont toujours soutenu malgré la descente et ils étaient nombreux à nous suivre en déplacement à l’extérieur. Je suis content de revoir le club en Ligue 1. Je continue à suivre les résultats de loin. J’ai gardé contact avec certains, que je revois avec plaisir.

Durant ces deux saisons, tu as côtoyé de grands joueurs, tels que Luis Delgado, Mustapha Allaoui ou Sébastien Grax. Lequel t’a le plus impressionné ?
MS : Honnêtement, je ne peux pas en citer un, ce sont tous des très bons joueurs. Il y avait énormément de potentiel dans le groupe, beaucoup de concurrence, même si ça ne s’est pas très bien passé pour tout le monde. Entre moi, Gilmar, Grax, Allaoui, le jeune Hervé Bazile, on était 6 ou 7 attaquants pour une seule place…

Certains de tes coéquipiers de l’époque évoluent toujours au club : Lévêque, Giresse, Diallo…
MS : Diallo est arrivé avec une étiquette de milieu puissant, dur sur l’homme. Mais je ne suis pas étonné de sa progression, c’est un très bon joueur. Giresse a un super pied gauche. Lévêque n’a pas été épargné par les blessures, mais je ne suis pas étonné qu’il joue en Ligue 1 non plus. On avait aussi des joueurs comme Mathis, ainsi que Knockaert et Imbula qui sont partis en Angleterre…

Tu as connu la descente en National et l’arrivée de Jocelyn Gourvennec. Ça s’est passé comment ?
MS : C’est Gravelaine qui m’a recruté. Jocelyn Gourvennec est arrivé l’année d’après, il a tout de suite eu un discours positif, avec des idées, une vision du foot, un schéma établi. Ça s’est très bien passé : la preuve, puisque le club est remonté du National jusqu’en Ligue 1. Aujourd’hui, il fait du bon boulot à Bordeaux.

« J’aurais aimé continuer, mais ça n’a pas pu se faire pour d’autres raisons. »

Tu signes à Fréjus après avoir terminé la saison 2e meilleur buteur du club (derrière Giresse) avec 15 buts en 25 matchs de championnat. Le club ne comptait plus sur toi ?
MS : J’ai eu deux déchirures au mollet en début de saison, ça m’a empêché de faire une saison pleine. Mais ensuite ça s’est très bien passé, je voulais prolonger, Jocelyn Gourvennec voulait me garder. J’aurais aimé continuer, mais ça n’a pas pu se faire pour d’autres raisons.


Deux déchirures, mais aussi 15 buts dont celui-ci, face à Rouen lors de la dernière journée.

Tu peux nous en dire un peu plus sur Fréjus ? A quoi doit-on s’attendre au niveau de l’ambiance ? Les joueurs à suivre ? Les Guingampais veulent savoir.
MS : Honnêtement, au niveau de l’ambiance, pas grand-chose… C’est un jeune club, issu de la fusion de l’Étoile de Fréjus et du Stade Raphaëlois il y a 5-6 ans. Sur le terrain, il y a de la qualité. Ils ont sortis des clubs de niveau supérieur comme Bourg-Peronnas ou Auxerre aux tours précédents. Il y a plusieurs anciens joueurs qui ont l’expérience de la Ligue 2, comme le gardien Gaëtan Deneuve ou le capitaine Akim Orinel qui ont joué à Châteauroux. Derrière c’est costaud, et devant il y a Mohamed Soly, ex-guingampais qui voudra bien faire contre son ancienne équipe. Fréjus joue en CFA, mais c’est du niveau National. Ce sera un match compliqué.

« Le foot, c’est toute ma vie. »

Tu joues aujourd’hui au FC Bastelicaccia, petit club corse de DH. Une pige au soleil ? Dernier challenge sportif ?
MS : Avec ma femme, que j’ai rencontré au début de ma carrière à Ajaccio et qui est originaire d’ici, on avait le projet de rentrer en corse pour raisons familiales. J’ai signé à Bastelicaccia histoire de garder un peu la forme. Ça change du niveau Ligue 2 / National, mais ça permet de garder des sensations. Je joue avec des amis (notamment Lucas Libbra, fils de qui vous savez). Tant que je serai épargné par les blessures, je continuerai. Le foot, c’est toute ma vie.

Entre nous, c’est quoi le mieux : la Bretagne ou la Corse ? (une seule réponse possible)
MS : Y’a pas photo ! (chacun se fera son interprétation)

Au moment du match, tu seras confortablement installé dans ton canapé devant Fréjus-EAG sur Eurosport 2, une tranche de figatellu dans la main gauche et un verre de patrimonio dans la main droite…
MS : Au départ je comptais faire le voyage pour aller voir le match au stade, mais le fait que ce soit en semaine, c’était compliqué. Mais c’est vrai qu’on a de bons produits en Corse, on essaye d’en profiter au maximum…

Un pronostic pour le match ?
MS : 2-0 pour Guingamp !

Un grand merci à Mathieu Scarpelli pour sa disponibilité, sa franchise et on lui souhaite encore quelques bonnes saisons. Même si c’est en Corse.

Article ecrit par Bastien

Diallo akbar.