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Le top 5 des maillots les plus moches

Demain, l’EAG se déplace à Cannes pour y honorer un quart de finale de coupe de France contre l’équipe amateur de Fréjus-Saint-Raphaël. A cette occasion, comme c’est de tradition lors de chaque match de coupe de France, les joueurs porteront un maillot moche. Le moment idéal pour faire le point sur les tuniques les plus dégueues de l’histoire de l’En Avant de Guingamp.

C’est l’un des éléments indispensables au bon fonctionnement d’un footballeur professionnel. Aussi important qu’un ballon, qu’une paire de chaussures à crampons ou qu’un tatouage dégueulasse sur le bras, le footballeur professionnel ne peut pas s’exprimer sans lui.

Vous l’avez bien deviné, nous parlons ici du maillot.

Historiquement, le maillot d’une équipe de football répond à trois missions majeures :

  1. Permettre de distinguer l’équipe du joueur qui le porte ;
  2. Permettre de distinguer le joueur qui le porte ;
  3. Rapporter de l’argent au club via espaces loués aux sponsors et ventes de duplicatas aux supporters.

Depuis la fin des années 2000, il est missionné d’un quatrième rôle, instauré par les séances de musculation intensives d’un certain Cristiano R., habitant de Madrid (Espagne) : mouler les plastiques des joueurs.

C’est peut-être plutôt son slip qu’il aurait dû choisir moulant… © Twitter @amolosport80

Si coller du tissu aux abdos ne présente absolument aucun intérêt dans le jeu (quoique les tirages de maillot soient devenus un petit peu plus rigolos), il faut reconnaître que cela nous permet d’estimer la quantité de fonte levée par Dorian et Marcus, tout comme nous pouvons surveiller de près l’alimentation de Sloan et de Mathieu.

Car, en bon club professionnel qu’il est, l’En Avant de Guingamp a décidé, lui aussi, de doter ses joueurs de maillots de football. Et comme tout club professionnel qui se respecte, l’En Avant de Guingamp repense chaque année le design de ses maillots. Pour le meilleur l’équipementier et pour le pire les sponsors.

Chez les Roud Boys, on est taquins. Alors plutôt que de faire l’inventaire des maillots les plus sympas portés par nos joueurs préférés, on est allés repêcher les plus pourris. On a trouvé des pourris-mais-ça-passe, des pourris-mais-c’est-à-cause-du-sponsor, des pourris-oh-que-c’est-sale, des pourris-sans-déconner-comment-on-peut-porter-ça et des pourris tout court. Parmi tous ces maillots bien moches, on en a gardé cinq. (Hors coupe de France, sinon y a même pas match.)

Je dis « on », mais en réalité je suis le seul responsable de ce classement blasphématoire, de mauvaise foi et 100 % subjectif.


5. Maillot domicile 2012-2013

Si la qualité d’une saison dépendait de la beauté du maillot, l’En Avant ne serait pas remonté en Ligue 1 à l’issue de la saison 2012-2013.

Tout partait pourtant d’une base plutôt sympa : rouge vif, short noir et sponsor principal qui ne jure pas trop (voir numéro 4). Mais pourtant, le maillot de cette saison a accumulé tant de fautes de goûts et d’ignominies qu’il a fait saigner bien des yeux de supporters. Dans l’ordre du moins choquant au plus insupportable :

  1. Des manches de couleurs différentes. Boloss puissance mille.
  2.  Un sponsor dégueu qui part de l’épaule et descend sur le côté du bras. Tout. Va. Bien.
  3. Sur le short, un logo indéchiffrable rouge entouré de blanc sur fond noir. Du rouge sur du noir ? Sans déconner ! (voir numéro 3)
  4. Et surtout, surtout : le gros médaillon « VU A LA TELE » sur la poitrine. Mais WTF ?

Offre spéciale : un Thibault Giresse acheté, un coup franc direct offert ! © L’Equipe

Ce logo a toujours été immonde ! Surtout lors de cette saison. Cette espèce de rond affreux, collé là, par hasard, sans aucune logique ni complémentarité. On ne voit que ça, ça brûle les yeux et ça fout la gerbe.

Moi quand on m’a offert le maillot 2012-2013 pour mon annif.

A jeter.

A noter que cet œil de Sauron a été réimprimé les deux années suivantes, mais en un peu plus petit (ce qui sauve l’édition 2013-2014 de ce classement).

En réalité, le troisième maillot de cette même saison était encore plus dégueu, mais on voulait commencer doucement… © Getty Images mais on n’a pas d’sous pour virer leur logo


4. Maillot domicile 1997-1998

Je vais me faire des ennemis, mais j’ai pour mission de rétablir la vérité :

Le maillot Rippoz, il était quand même pas jojo.

Sponsor mythique, le (très) gros « Rippoz » a été imprimé sur les poitrines de nos joueurs de la saison 1984-1985 à la saison 1997-1998. Moche de loin, ce logo présente la particularité d’être très moche de près. Plus spécifiquement son « R », affublé d’un œil de bœuf ridiculement rond qui lui procure un air bête et très étonné.

© L’Echo de l’Argoat photoshopé (avec talent)

Dans sa forme la plus célèbre, le logo était accompagné d’un gigantesque damier, devenu aussi emblématique qu’il était dégueu. Heureusement pour lui, en permettant au club d’accéder à la Ligue 1 pour la première fois de son histoire (en 1994-1995), le damier de Rippoz a atteint un statut d’intouchable et est de fait inattaquable par la perfidie et la mauvaise foi des Roud Boys.

Ceci est un maillot mythique sur un joueur emblématique. (Ou l’inverse) © eaguingamp.com

Je vais donc me défouler sur le suivant. Après le damier, dirigeants et partenaires ont pris la décision de révéler au monde la vraie identité de ce mystérieux Rippoz. Et c’est ainsi que, pendant les deux saisons suivantes, la mention « Fromages » a été ajoutée au-dessus du logo.

Il y a plus de fromages sur cette photo que dans le frigo de Sloan Privat. © eaguingamp.com

Un club de Ligue 1

a imprimé

« Fromages »

sur son maillot.

© Giphy / France Info

Parmi ces deux maillots au lait cru, c’est celui de la saison 1997-1998, déséquilibré dans les sponsors et accompagné d’un short immonde (comme l’atteste la photo ci-dessus), qui a été déclaré « Rippoz le plus pourri » par la rédaction.

Hasard ou coïncidence, c’était la dernière année que ce prestigieux sponsor a orné nos maillots.

Rippoz en paix.


3. Troisième maillot Ligue Europa 2014-2015

La saison de la consécration ! Après sa victoire en Coupe de France, l’En Avant peut goûter aux joies de l’Europa League. L’occasion rêvée de sortir une nouvelle gamme de maillot.

Partant du même modèle que son chandail officiel de Ligue 1, l’EAG façonne son maillot européen en prenant sa meilleure décision depuis l’achat de Claudio Beauvue : virer le médaillon « VU A LA TELE ».

La bande diagonale façon Miss France a, en revanche, été conservée. Mais passons.

Après avoir façonné un maillot domicile sympa mais pas top, puis un maillot extérieur particulièrement stylé, l’EAG a pris sa pire décision depuis l’achat de Ronnie Schwartz : faire un troisième maillot.

Celui-ci était noir et gris, avec imprimés rouges.

Il avait beau être épargné par les sponsors dégueus, il contenait du texte rouge sur fond noir.

DU ROUGE SUR FOND NOIR.

Si Claudio n’avait pas mis un doublé ce soir-là, on ne leur aurait jamais pardonné ce maillot. © AFP

Qu’on soit bien d’accord : le texte rouge sur fond noir, c’est non. Un non catégorique et intemporel.

Rouge ET noir, c’est très bien. Rouge SUR noir, c’est un manque de respect pour la rétine. Selon un tweet de Donald Trump, cette combinaison est officiellement bannie de l’univers du graphisme depuis 1451, soit trois ans avant l’invention de l’imprimerie.

Et selon certains historiens, c’est un groupe de diplomates qui ordonna à Brutus de tuer César, au motif que ce dernier, délirant de fièvre, envisagea un instant de changer les panneaux d’indications du Colisée en texte rouge sur fond noir.

(Informations garanties 100 % no bullshitage.)

Même un enfant de trois ans ne se permettrait pas de gribouiller pareille infamie.

© DR


2. Les maillots des gardiens dans les années 1990

Que s’est-t-il passé à Guingamp dans les années 1990 ? Comment a-t-on pu en arriver là ? De 1989 à 1996, les gardiens de l’En Avant ont en effet accumulé les maillots improbables et hideux.

A droite, Michel Corbel lors de la saison 1991-1992, aux côtés des tous jeunes Stéphane Carnot et Denzel Washington. © eaguingamp.com

Rien ne va ! Déjà, ils ne présentent aucune forme de cohérence ou de complémentarité avec les uniformes des joueurs de champs. De plus, ils sont composés uniquement d’éléments qui font mal aux yeux. Les designers ont été jusqu’à inventer des formes et des couleurs jusqu’alors totalement inconnues.

A gauche : Ronald Thomas avant qu’il ne devienne entraîneur, lors de la saison 1994-1995. © eaguingamp.com
A droite : Angelo Hugues en1996-1997. © Aide les Roud Boys à s’acheter des photos Getty Images en envoyant ton don à contact.roud.boys@gmail.com

Bien sûr, ces élans d’originalités se sont vus, eux-aussi, attribuer une bonne grosse couche de Rippoz, histoire d’harmoniser un peu la laideur des tuniques.

© Photofunky

La seule explication « cohérente » aurait été un happening de Desigual. Mais, bien que l’En Avant de Guingamp rayonnait déjà jusqu’en Espagne en 1989, la politique du club a toujours été de privilégier les partenaires locaux.

Ainsi, vingt ans après qu’Angelo Hugues a revêtu officiellement la tapisserie des toilettes de chez ta grand-mère pour la dernière fois, le mystère sur l’existence et la longévité de ces maillots n’a jamais été aussi profond.


1. Le maillot du centenaire

Dégradé du rouge vers l’anthracite, collier en V sur la poitrine, médaillon « VU A LA TELE » plus gros que jamais, tellement de sponsors qu’il ressemble plus à un panneau publicitaire qu’à une tenue de sport… Je vous présente le maillot le plus moche jamais porté par les joueurs de l’En Avant de Guingamp !

Je ne sais pas ce qui est le plus gênant à regarder : le maillot, ou Grégory Cerdan qui essaie d’imiter le geste de Paul Babiloni. © eaguingamp.com

Si son look est indéniablement à vomir, ce maillot doit ce titre honorifique au contexte dans lequel il est sorti. Car il n’a servi qu’une fois, le 22 septembre 2012. Lors de l’un des matches les plus importants de l’histoire du club.

Ce maillot, c’est le maillot du centenaire.

Du centenaire !

DU FUCKING CENTENAIRE !


Et les mecs étaient tellement fiers qu’ils en ont fait une vidéo, didon.

Un match du centenaire, c’est le genre de truc qu’on ne vit qu’une fois. Une célébration unique ! Un événement épique ! Une fête extraordinaire ! Mais un souvenir à oublier, car gâché par le maillot le plus moche jamais dessiné dans l’histoire de Guingamp.

Mon étique me pousse à reconnaître que ce centenaire a aussi été marqué par un grand match, plein de folie, d’émotion et de coup franc direct de Thibault Giresse.

Malgré tout, en qualité de supporter, je demande officiellement à M. Desplat : doit-on vraiment se brûler la rétine à chaque fois qu’on en regarde le résumé ?


Résumé que vous pouvez apprécier ci-dessus en récompense de votre lecture assidue.

Article ecrit par Thibaut

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